HOSPITALIERS - TERRITORIAUX GREVE INTERPROFESSIONNELLE TOUS A LA MANIFESTATION NATIONALE A PARIS LE 15 JUIN 2010

Publié le par Syndicat Force Ouvriere Territorial 17

RETRAITES = 40 ans c'est déjà TROP


REFORMES DES RETRAITES... ET CONTRE VERITES

 

Reporter l’âge légal de la de départ à 60 ans est incontournable
FAUX
Décaler l’âge légal de départ à 60 ans n’aura aucun effet. Les salariés partent déjà autour de 61,5ans. Selon le COR, en agissant sur le seul levier de l’âge, les besoins de financement seront assurés qu’à hauteur de 15 %. Pour parvenir à l’équilibre, il faudrait alors augmenter l’âge moyen de départ àla retraite à 5 ans d’ici 2020 et de 10 ans voire plus en 2050. Une solution qui se heurte à la réalité des faits. L’engouement des employeurs à maintenir en activité les salariés au-delà des 60 ans est de ce point de vue significatif. Si la majorité d’entre eux estiment que l’âge légal de départ à la retraite doit être reporté au-delà de 60 ans, ils considèrent dans le même temps qu’au –delà de 60 ans on ne peut rester en activité dans de bonnes conditions...

 


Il faut travailler plus longtemps puisque l’on vit plus longtemps
FAUX
L’augmentation de l’espérance de vie n’est pas récente et ne s’est jamais opposée à la croissance économique fut-elle accompagnée d’une réduction du temps passé au travail. Plus encore, elle ne signifie pas pour autant un allongement de l’espérance de vie en bonne santé. Celle-ci se situe en moyenne aujourd’hui à 63 ans selon l’INSEE et n’a que très peu évolué. Une espérance de vie altérée par la détérioration des conditions de travail a également pour effet de réduire l’espérance de vie professionnelle.

 

Allonger la durée de cotisation incitera les salariés à travailler plus longtemps.
FAUX
Allonger la durée de cotisation pour accroître la durée d’activité n’est pas réaliste. Actuellement, un tiers des salariés qui liquident leurs retraites ne sont plus en emploi, victimes de licenciement ou contraints d’abandonner leur activité en raison de la dégradation des conditions de travail.

 

Les autres pays européens ont allongé la durée d’activité pour sauver leur régime de retraite
FAUX
Les mesures d’allongement de la durée d’activité dans les différents états membres de l’UE ne sont pas prises dans les mêmes conditions, ni pour les mêmes raisons et ne poursuivent pas les mêmes finalités. En suède, la mesure s’accompagne d’un taux d’emploi des séniors particulièrement élevé (70 %) sans commune mesure avec celui de la France (38 %). En Allemagne, l’âge de départ à la retraite a été reculé non pour sauver le régime de retraite par répartition, mais pour répondre à un fort déficit de naissance. Avec un taux de natalité 1,41 enfant par femme (contre 2,1 en France), l’Allemagne rencontre de réelles difficultés à renouveler ses actifs. En France, une telle mesure ne ferait qu’augmenter le taux de chômage des jeunes, déjà très élevé aujourd’hui. A contrario, certains pays européens comme le Danemark ont ramené l’âge de départ à la retraite de 67 à 65 ans.

 

Augmenter les taux de cotisation alourdirait le coût du travail
FAUX
La France est un des pays développés où le coût du travail est le moins élevé. D’après le CPO (conseil des prélèvements obligatoires), le coût moyen du travail en France est plus faible qu’en Allemagne, au Royaume-Uni et au Danemark. En pondérant le coût du travail par la productivité, la France se hisse à la huitième place au sein de l’Union Européenne. En revanche, le niveau de taxation des bénéfices rapporté à la richesse nationale est l’un des plus faibles de l’Union européenne. Quant au taux de cotisation retraite, il n’a pas évolué depuis 20 ans. Sans compter que le montant des aides accordées aux entreprises s’élève à 65 milliards d’euros.

 

Financer les retraites est impossible !
FAUX
Les besoins de financement seront plus haut entre 2036 et 2040 lorsque toute la génération du babyboom (née entre 1946 et 1976) arrivera à la retraite. Par la suite, le nombre de nouveaux retraités diminuera rapidement. D’autant que si la productivité progresse pendant les 40 années à venir entre 1,5 et 1,8 %, soit ce qui est prévu dans les scénarios du COR, le PIB français aura doublé. Alors si aujourd’hui sur 100 euros de richesses produites, 14,4 euros ont servi aux pensions, en 2040 sur 200 euros de richesses produites par le même nombre de travailleurs, 28,8 euros iraient aux retraités, mais171,2 euros iraient aux actifs contre 85,6 euros aujourd’hui. Aussi, le besoin de financement pour nos retraites peut être assuré par une augmentation du taux de cotisation de 5,2 % en 2020 et de 9,8 % en 2050, soit une augmentation de 0,24 % par an.

 

POUR FO



♦ NON à l’allongement de la durée de cotisations. 40 ans c’est déjà trop !
♦ NON au recul de l’âge légal de départ en retraite ;
♦ POUR le maintien du Code des pensions et de la CNRACL ;
♦ POUR le maintien de la catégorie active ;
♦ POUR le maintien du montant de la pension pour une retraite complète à 75% du dernier salaire (dernier indice détenu pendant 6 mois) ;
♦ POUR le maintien du droit à la retraite anticipée pour les mères de 3 enfants, après 15 ans de service effectif ;
♦ POUR la suppression des décotes.

 


Pour les Revendicaitons
Hospitaliers - Territoriaux
Tous à Paris
le 15 juin 2010

 

Publié dans Les mouvements sociaux

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article