EUROPE ...

LES DIRECTIVES EUROPÉENNES ET LEURS CONSÉQUENCES...

Les contraintes liées au traité de Maastricht et au pacte de stabilité ne sont pas intangibles.
Dès lors où elles sont inefficaces au plan économique et contraires aux intérêts des salariés, Force Ouvrière les combat.

50 ans après la signature du traité de Rome, la priorité dédiée à la construction du grand marché unique selon les canons du libéralisme économique est en complète contradiction avec les politiques sociales d’ordre contractuel ou législatif construites au niveau national.

Or la politique de l’UE se singularise par une croissance médiocre, un taux de chômage massif et un socle de pauvreté qui touche une personne sur six.

Force Ouvrière dénonce la politique de l’UE qui s’est donnée pour tout horizon la réduction de la dépense publique, la limitation des prélèvements obligatoires et la baisse du coût du travail, ce qui a pour conséquence la remise en cause des droits sociaux et l’augmentation du nombre de travailleurs pauvres.

Force Ouvrière considère que l’attachement aux valeurs républicaines nécessite d’agir concrètement pour redonner aux services publics (qu’on ne saurait confondre avec les services d’intérêt général préconisés par l’Union Européenne) toute la place qu’ils doivent occuper dans la République fondée sur les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité.

En conséquence, l’annonce d’une révision des politiques publiques uniquement sous la contrainte de réduction des effectifs n’est pas acceptable. Force Ouvrière affirme son attachement aux principes de gestion des finances publiques, au premier rang desquels la séparation des fonctions des ordonnateurs et des comptables.

Or force est de constater que l’arsenal des directives européennes organise le bradage des monopoles publics et des emplois à statut. Le projet de directive sur les SIG, avec les dispositions des traités portant sur la concurrence et les contraintes budgétaires est un outil de privatisation des services publics que FO condamne.

TOUS LES SERVICES ET ADMINISTRATIONS STATUTAIRES SONT MENACÉS

La «réforme de l’État», la décentralisation, les réductions d’effectifs, les regroupements de services et les restructurations hospitalières témoignent d’une volonté délibérée de destruction de la fonction publique et du statut. Ce choix de société n’est pas celui de Force Ouvrière.

En tant que dépositaire de la souveraineté, l’État doit définir et mettre en oeuvre les modalités de son action publique. Le congrès s’inquiète du projet de réforme de la carte judiciaire visant à supprimer de nombreux tribunaux de province à proximité des usagers citoyens.

A l’heure où les besoins sociaux exigent des réponses optimales, Force Ouvrière dénonce les graves dérives dans la redistribution fiscale qui profitent aux entreprises au détriment des ménages. L’amplification des restrictions budgétaires accélérées par la loi organique des lois de finances (LOLF) qui, en affaiblissant le contenu des missions, prépare leur privatisation. Parallèlement, les transferts de compétences liés à la décentralisation sont un accélérateur de la réforme de l’État. Les mécanismes mettant en place une nouvelle répartition des pouvoirs provoquent l’accroissement de la fiscalité et des taxes locales et accentuent les inégalités territoriales.