SERVICE PUBLIC ...

Le service public est l’outil dont se dotent l’État et les collectivités locales pour répondre à des besoins d’intérêt général dans le cadre de l’égalité des droits.

Fondé sur la devise républicaine : « LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ », il est, de surcroît marqué du sceau de la laïcité, reconnu par l’article 1er de la Constitution :
« LA FRANCE EST UNE RÉPUBLIQUE INDIVISIBLE, LAÏQUE, DÉMOCRATIQUE ET SOCIALE. ELLE
ASSURE L’ÉGALITÉ DEVANT LA LOI DE TOUS LES CITOYENS…
».

Le service public garantit les droits fondamentaux du citoyen notamment en termes de liberté, de santé, d’instruction et de protection sociale.

Le service public impose, par définition, le respect par l’État d’un principe fondamental : l’égalité de traitement du citoyen. L’usager qui se présente dans une administration n’est pas un client car il n’est pas servi en fonction de sa plus ou moins grande capacité individuelle à payer. C’est un des fondements de la République où l’État rend à la Nation des services que les organisations marchandes ne fourniraient qu’à des prix prohibitifs.

Or ces dernières années, le service public a cruellement souffert du climat de restrictions budgétaires qui risque de compromettre son existence.

Le traité d’Amsterdam (fin 1997) a consacré le sommet de Dublin (décembre 1996) en confirmant le pacte de stabilité et de croissance. Il a donné aux critères de convergences un caractère définitif et permanent. C’est le triomphe du libéralisme économique sur le pouvoir politique.

LES ETATS PERDENT LA MAÎTRISE DE LEUR LEVIER ÉCONOMIQUE : LA POLITIQUE BUDGÉTAIRE.

LES ETATS REÇOIVENT DE L’EUROPE DES RECOMMANDATIONS.


Bien que le traité de Rome n’évoque à aucun moment la notion de service public, celui-ci est devenu la cible privilégiée des institutions européennes.

La fonction publique est également devenue un champ de compétences communautaire.
Ainsi, l’accord général sur le commerce et les services (AGCS) définit le cadre et le fonctionnement des négociations sur les services ainsi que ses objectifs :

LA LIBÉRALISATION À TERME DE TOUS LES SERVICES Y COMPRIS LES SERVICES PUBLICS.

En d’autres termes, pour la FRANCE, seules justice et police n’entrent pas dans le champ de cet accord.
Santé et éducation entrent de fait dans le champ concurrentiel.

Au nom de la concurrence, on transforme les entreprises publiques en sociétés commerciales et on réforme les administrations. On engage un dégraissage budgétaire en verrouillant les recrutements.

La vision de l’État confiant le soin aux collectivités territoriales, soit au secteur associatif, soit au secteur privé des missions qu’il assumait antérieurement doit légitimement interroger l’ensemble des salariés.

Le marché n’a jamais été au service des principes républicains et il n’est pas davantage dans ses ambitions de secourir les plus faibles.

Depuis plusieurs années, le monde traverse une crise qui se traduit notamment par un chômage et une pauvreté croissante, les inégalités augmentent de manière considérable. De tels écarts et de telles situations ne sont pas tenables le long terme, des changements devront intervenir. La confiscation du pouvoir par les intervenants privés sur les marchés devra inéluctablement trouver une réponse nationale ou internationale.

AUSSI, FORCE OUVRIÈRE ENTEND-ELLE DÉFENDRE UN SERVICE PUBLIC AU SERVICE DU CITOYEN POUR PRÉSERVER ET SAUVEGARDER LES VALEURS DE LIBERTÉ, D’ÉGALITÉ, DE FRATERNITÉ ET DE LAÏCITÉ, PROTECTRICES DES DROITS FONDAMENTAUX.